Les films de Nox :

TOKYO! de Michel Gondry, Leos Carax & Joon-ho Bong [Hommage Leos Carax]

Tokyo! n’a rien d’un film commun, d’emblée par son approche d’un sujet authentique et banal, et surtout par sa structure. Car Tokyo! est un triptyque derrière lequel on retrouve trois des réalisateurs les plus atypiques de notre génération. Michel Gondry ouvre le bal, suivi par Leos Carax dont la réputation ne semble plus à faire surtout ces derniers temps, et se conclut sur le travail de Joon-ho Bong, à qui l’on doit l’excellent The Host ou le plus récent Mother.
Sur le fond, il faut prendre le concept par des pincettes, ne pas chercher une quelconque cohérence, à part spatiale, car c’est évidemment par la ville que Tokyo! s’exprime. Présenté comme une vision à la fois étrangère, grotesque puis intimiste. Le couple découvre la ville, monsieur Merde représente son égo, et le hikikomori veut la quitter. La ville prend ainsi le rôle du postulat de cité lumière, de la pureté pittoresque puis enfin de l’amante que l’on quitte. Ce n’est pas sans une certaine admiration que l’on ressort de Tokyo!, loin des clichés, ou les utilisant comme repères, c’est un peu face à un documentaire décalé et pertinent que l’on se retrouve.

Critique complète à venir prochainement.

Titre Français : Tokyo!
Titre Original : Tokyo!
Réalisation : Michel Gondry, Leos Carax & Bong Joon-ho
Acteurs Principaux : Ayako Fujitani, Ryo Kase, Denis Lavant, Yu Aoi
Durée du film : 01h47
Scénario : Michel Gondry, Leos Carax & Bong Joon-ho
Musique : Etienne Charry
Photographie : Caroline Champetier
Date de Sortie Française : 15 Octobre 2008

 

DRUNKEN MASTER de Yuen wo ping [Hong Kong à l'honneur]

Il est bien difficile de parler de Drunken Master tout en étant sérieux. Monument de la comédie kung-fu chinoise et pourtant parsemé d’instants véritablement dramatiques, le film reste en revanche surement de loin le meilleur et véritable film lanceur de la carrière de Jackie Chan. Loin d’un sérieux lourd, Drunken Master se veut avant tout comme son sujet, enivrant, se basant sur la surenchère d’un kung-fu d’apparence absurde et qui pourtant est aujourd’hui doté d’une réputation sulfureuse. Les huit enivrés ou la technique de l’homme ivre est bien ce qu’il y a de plus improbable, aussi bien sur le papier que visuellement dans l’histoire des arts martiaux, et pourtant Jackie Chan l’exécute avec une aisance qui transforme le ridicule en une comédie incroyablement efficace.
Jusqu’aux derniers coups face à cet ennemi à la moustache et favoris improbables, c’est le rire qui nous transporte, les coups partant dans un délire à chaque fois éblouit par le suivant. Drunken Master a beau être bien con sur son principe, le fait est qu’aujourd’hui il s’agit d’un culte à ne pas manquer pour tout amateur de kung-fu comédie.

Titre Français : Le Maître chinois
Titre Original : Jui Kuen (醉拳)
Réalisation : Yuen Woo-ping
Acteurs Principaux : Jackie Chan, Yuen Siu-tien, Hwang Jang Lee
Durée du film : 01h50
Scénario : Lung Hsiao, Ng See-yuen & Yuen Woo-ping
Musique : Chow Fu-liang
Photographie : Chang Hui
Date de Sortie Française : 1978

 

THE KING OF PIGS de Yeun Sang-Ho [Compétition Internationale]

Premier film de la compétition, première déception. Si le cinéma coréen a su faire sa place, de manière méritée, le pays souffre toujours de certaines lacunes en termes d’animation, sous genre traité comme un média réservé aux les enfants. The King of Pigs veut se défaire de ce moule, veut nous faire voir un côté macabre et violent que le cinéma live coréen sait magnifier à l’extrême. Mais voilà, si certaines idées peuvent émerger, ces dernières se font écraser avec rapidité par la montagne de défauts que le film tire derrière lui tel un boulet. Car tout n’est pas à jeter dans The King of Pigs, ce n’est pas pour rien qu’il attire l’œil par ici, et que ça présence à la Quinzaine des Réalisateurs n’est pas aberrante. Mais voilà, si sur son support le premier film de Yeon Sang-Ho présente de base de grosses lacunes visuelles, action souvent brouillonne, visuels graphiquement pauvres et animation ébranlée par un budget ridicule, c’est surtout par son argumentation unilatérale que The King of Pigs pèche.
Tout y est foncièrement mauvais, tout n’est que rage, mort, la société est ici une structure reposant uniquement sur la violence la plus primaire et animale de l’homme. Faire preuve d’autant de dépression et d’auto-destruction ampute tout sentiment au spectateur, ce n’est finalement qu’un condensé d’atrocité, de violence, tout cela appuyé par des twists au final tous plus improbables les uns que les autres, comme si c’était dans le repenti qu’il cherchait à nous faire suivre son histoire. Mais le manque d’opposition, la linéarité du récit font que le film se perd, s’enlise dans d’autres délires visuels plus source de migraines que de fascination quelconque.

Critique complète à venir prochainement.

Titre Français : The King of Pigs
Titre Original : Dae gi eui wang (돼지의 왕)
Réalisation : Yeun Sang
Acteurs Principaux : Yang Ik-June, Kim Kkobbi, Kim Hye-Na
Durée du film : 01h37
Scénario : Lung Hsiao, Ng See-yuen & Yuen Woo-ping
Date de Sortie Française : N/A

 

Les films de MrLichi :

LE SYNDICAT DU CRIME [Hong Kong à l'honneur]

Troquer les sabres contres des armes à feu et nous offrir des gunfights extrêmement travaillés, tel était le pari lancé pour Le Syndicat du Crime. Grâce à Tsui Hark, John Woo réalise ici le film qui va donner naissance à un véritable style personnel, qui sera bien sûr reconnaissable par la suite.
La tentation semble grande, mais il paraît en définitive impossible de qualifier Le Syndicat du Crime de film « kitsch ». En effet, avec ses effets visuels détonnants et ses raccords parfois douteux, John Woo n’a pas peur d’exposer sa vision foutraque du monde de la mafia.
Tant de petites chose s’ajoutent et se complètent, tels ces fameux ralentis, qu’il aboutit à dégager un charme non négligeable de sa pellicule. Et pour ses débuts, Chow Yun-Fat transcende son rôle de héros de la pègre, vivant une amitié extraordinaire avec son complice, et qui sera pourtant mise à rude épreuve face à son frère de sang, engagé dans la police.
 Quand la violence est prétexte à des scènes en slow-motion, les combats armés prennent une dimension plus héroïque et dramatique, signe d’une amitié indéfectible en toutes situations, malgré les hauts et les bas. Non ce n’est pas kitsch, ce film est un genre à lui seul, et il s’avère diablement efficace.

Titre Français : Le Syndicat du Crime
Titre Original : Ying hung boon sik (英雄本色)
Réalisation : John Woo
Acteurs Principaux : Leslie Cheung, Chow Yun-Fat, Emily Chu
Durée du film : 01h35
Scénario : John Woo, Suk-Wah Leung, Hing-Ka Chan
Musique : Joseph Koo
Photographie : Wing-Hung Wong
Date de Sortie Française : 21 Juillet 1993

5 Responses

  1. David T

    Aaaah, j’aurais presque pu retourner voir « Tokyo ! » juste pour le plaisir intense procuré par le sketch de Bong Joon-ho, doux moment de poésie. Drunken Master, j’y étais ;)

    Répondre
    • Nox

      La partie de Bong Joon-ho est surement la plus forte, aussi bien symboliquement que dans sa richesse :smile: dommage qu’il ne l’ai passé qu’une fois.

      Répondre
  2. FredMJG

    je ne vois pas le rapport bien cher
    Suffit de faire jouer ses cartes illimitées comme quand je fais pas partie du jury ou comme quand j’en fais partie mais que j’ai pas envie de faire la queue et que je passe aux bornes ^^

    Répondre

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