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[CRITIQUE] Sucker Punch

Zack Snyder est l’un de ces réalisateurs entièrement voué à son art, et qui, quitte à créer un débat, une “polémique”, sur chacun de ses films, s’implique totalement dans ceux-ci et donc à se faire haïr ou adorer.
Ainsi, avec Sucker Punch, il signe sa première oeuvre originale, son premier scénario. Et dans un sens, il en profite pour réaliser son premier film totalement assumé, sans contraintes, et totalement dédié aux univers qu’il affectionne.
Dans ce film, telle Alice tombant dans le monde imaginaire, nous suivons la chute de Babydoll à travers ses rêves, son imagination. Babydoll est une jeune adulte, qui, avec sa soeur, est harcelée par son beau-père dès la mort de sa mère, et va commettre l’irréparable en tentant de sauver sa soeur. Après ces évènements, elle se retrouve internée à l’asile Lennox, d’où elle va devoir s’échapper avec 5 autres filles avant de subir une joyeuse lobotomie. Leur seule issue? Le rêve.

« If you don’t stand for something, you’ll fall for anything. »

Tout d’abord, commençons par le maillon faible du film: le scénario (parce que le reste, c’est que du bonheur!). Malgré une structure très logique durant la plupart du film, et de nombreuses scènes et passages très forts (telle la scène d’introduction dans le même style que celle de There Will Be Blood), il souffre de nombreuses faiblesses ici et là. Par exemple, le début du film, après l’introduction, là où tout se met en place, le passage de l’asile au cabaret ne nous est pas expliqué et pourra en dérouter plus d’un.

Autrement, Snyder nous offre un véritable film de genre comme on n’en voit plus souvent. Un film qui se base avant tout sur une thématique forte et même dérangeante. Une histoire où des filles, victimes indirectes de l’égoïsme humain, vivent, perdues, hors du temps, et cherchent pourtant à briser la finitude qui a emprise sur elles. Pour certains, le coté enchaînement de “quêtes” va sûrement paraître répétitif, et pourtant ! On est entraîné d’un univers à un autre, d’un monde dans un tel délire qu’il est dur de ne pas penser à des jeux, des comics, comme Final Fantasy ou encore The Darkness en voyant ces scènes.
Le résultat sera blanc ou noir, soit vous allez soudain commencer à insulter Zack Snyder, soit vous allez vous empresser de vous effondrer à ses pieds.

« To reach your own paradise. Just let go. »

Et ces filles! Si tous les asiles étaient comme ça, je veux bien m’y retrouver! Plus sérieusement, ces filles, vouées à danser afin de survivre dans ce monde qu’elles n’ont pas choisi, pour le bonheur de la même société qui les a exclues, vont finir par utiliser ce même outil de distraction à leurs propres fins.

Le tout fonctionne parfaitement, à part Vanessa Hugdens, Blondie, qui, dans la seule scène qui lui est dédiée , hors du rêve, ne nous convainc pas du tout.
Autrement, Emily Browing aka Babydoll est parfaite dans son rôle, une jeune fille brisée, abandonnée, mais qui cherchera tout de même à reconstruire le peu qu’il lui reste de sa vie et par la même occasion d’aider ces autres filles, Jamie Chung (Amber),Jena Malone (Rocket) et Abbie Cornish (Sweet Pea), qui ont perdues tout espoir.
Les autres personnages passent malheureusement au second plan, ne créant ainsi pas de vrai “méchant” présent pour leur tenir tête. On a simplement Mr Blue, finalement aussi paumé que les filles qu’il encadre.

« Oh, and one more thing. »

Ce qui est par contre d’une richesse monstrueuse, indéniable, c’est tout cet univers crée par Zack Snyder. Cet univers steampunk, vintage, hétéroclite, hybride, et même dans un sens, macabre et pourtant si fascinant où tout as un lien avec la mort. Chaque rêve, chaque scène dispose d’un cadrage et d’une mise en scène unique, d’un oeil neuf, car Snyder, comme tout bon fanatique, a su passer tout le temps nécessaire pour chacune de ces scènes, même les plus anecdotiques afin d’envoûter son spectateur.

Ce qui en fait un vrai film de genre, une véritable rafale visuelle pour notre seul bonheur!
Rien ne dérange notre oeil, jamais, chaque détail accentue ce qui est au final un film que l’on peut qualifier de bon gros délire extraordinaire et sans limites!
Avec le coté musical qui accentue d’autant plus l’effet, où chaque passage, chaque rêve devient alors un véritable monstre, s’approchant parfois du clip musical bien bourrin et trop brouillon.
Car au final ce que l’on retient c’est d’avoir passer un très bon moment saccadé de nombreux défauts qui pèche malheureusement sur le manque d’expérience de Zack Snyder sur le terrain de la scénarisation.

Un compte-rendu de la partie FNAC et d’une petite surprise devrait arriver d’ici peu!

Sucker Punch coule dans la même veine que Scott Pilgrim, un film totalement assumé, qui va sûrement recevoir malheureusement le même accueil par la presse. Autre point que je traiterais prochainement, c’est le fait d’avoir fait X montages pour rendre ce film accessible à un plus large public alors qu’il aurait peut être dû ne pas l’être… Mais rassurez vous, selon lui, dans les bonus du futur Blu-Ray/DVD, vous aurez le droit à quelques dizaines de minutes de ce qu’il manque :p.

 

Titre Français : Sucker Punch
Titre Original : Sucker Punch
Réalisation : Zack Snyder
Acteurs Principaux : Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone
Durée du film : 1H50
Scénario : Zack Snyder et Steve Shibuya
Musique : /
Photographie : Larry Fong
Date de Sortie Française : 30 Mars 2011

 

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  • film 5 filles asile lobotomie

3 Comments

  1. nathan percheron

    suker punch est superbe un peux dificille a comprendre a des moment mais sa va

  2. nathan percheron

    moi quand j’en n ai entandu parler je suis aller le voir a plus vite

  3. Pyrogas

    Je l’ai regardé hier et je dois dire que je suis tomber de haut… Il rentre dans mes films cultes. Que ce soit le scénario, la BO, la mise en scène, …. j’ai vraiment été…sans voix. Je n’hésite donc pas une seconde pour acheter l’artbook qui sera bientôt dans ma boîte au lettre!

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