Si seulement comme ce chauffeur, Nicolas Cage pouvait revenir d’entre les morts… Quel miracle ça serait! Et il est de nouveau bien accompagné, dans Le Dernier des Templiers ce fut Ron Perlman, ici il s’agit de William Fichtner, autre acteur que j’apprécie énormément.
Donc revoilà Cage, dire qu’il est au meilleur de sa forme serait mentir, il s’est lancé dans une suite de film qui va le marquer de manière indélébile. Plus ceux-ci passent et plus je me dis que c’est cuit pour lui, qu’il ne reviendra plus à celui qui a joué dans de bons films.. Mais bref, parlons de notre film, Hell Driver ou son titre original Drive Angry (c’est bien la première fois que je préfère notre titre à l’original!)
« Gimme one good reason I shouldn’t shoot you in the face. »
Un dénommé Milton semble courir après une chose et est prêt à tout pour l’obtenir, même si pour cela, il doit tuer tout ceux qui se retrouveront sur son chemin. Cette chose qu’il tente de récupérer pour tout au monde est son bébé, kidnappé par le dirigeant d’une secte et qui en a profité pour assassiner sa fille. Mais quelqu’un d’autre, se faisant appeler le Comptable, semble s’intéresser de près à cette croisade personnelle, mais lui s’intéresse étrangement à cet homme furieux.
Milton n’a que 3 jours pour sauver sa fille, et pour échapper au Comptable, s’en suit donc une course poursuite sur laquelle la mort règne…
Bon le scénario en lui même est très niais, sans saveur et sans rebondissements, mais c’est totalement assumé! Car bon, même en cherchant très loin, avec un sujet si… réduit, précis, il est dur de complexifier la chose ou encore de la rendre au même niveau qu’un Inception ou un Shutter Island.
Devant Hell Driver, il faut accepter le fait de devoir mettre un instant de coté sa dignité, de déconnecter pendant toute la durée du film notre matière grise, pour n’en tirer que le coté “fun” de la chose, ce qui en un sens, si cela est assumé, peut être une bonne chose.
« It’s still in there. The bullet. I can… I can feel it. »
Mais pour cela, il aurait fallu que les acteurs comprennent, et jouent la même carte. Et presque tous l’on compris, même William Fichtner (le Comptable) joue pour le délire et ça se voit. En soit même si ça m’a étonné au début, je me suis assez éclaté durant le film, certes le scénario est totalement inexistant, mais les acteurs font la qualité de ce film.
Même si aucun d’eux ne se démène réellement, ils ont le mérite de se baser presque entièrement sur du second degré pur et dur, comme une série B du dimanche après-midi.
Comme je l’avais dit dans l’intro, c’est encore un pas en avant pour Nicolas Cage (Milton), un pas de plus vers… les limbes. Si dans Le Dernier des Templiers il a réussi à faire preuve d’une médiocrité sans pareille, dans Hell Driver, il tente d’approcher un peu le look badass. Et il est pas si mal comme ça! Billy Burke s’en sort pas trop mal dans son rôle de fantatique, il en pue presque.
« Even in Hell there is compassion. »
Amber Heard, dans le rôle de la jeune auto-stoppeuse prise tout à fait par hasard, ne sert très franchement à rien, elle même n’apporte pas grand chose au film et c’est dommage pour elle. On aurait pu voir n’importe qui dans ce rôle. Mais c’est William Fichtner qui apporte le gros plus, envoyé du diable sur Terre ne souffrant pas de compassion ou autre.
Niveau pyrotechnique, ça pétarade bien, les explosions sont presque dantesques. Et puis bon, ça ne lésine pas dessus non plus, autant en profiter un maximum.
Idem pour les multiples gerbes de sang, jouissives, le rythme reste soutenu tout du long mais le souci, c’est que Patrick Lussier fini par perdre la seule qualité de son film.
| On apprécie le film avec un plaisir sournois, mais sans plus… On ne va pas non plus commencer à jeter des fleurs aux navets! Si? |
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| Titre Français : Hell Driver Titre Original : Drive Angry Réalisation : Patrick Lussier Acteurs Principaux : Nicolas Cage, Amber Head, Katy Mixon, Billy Burke, William Fichtner. Durée du film : 01H44 Scénario : Todd Farmer et Patrick Lussier Musique : Michael Wandmacher Photographie : Brian Pearson Date de Sortie Française : 23 Mars 2011 |
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